Archive pour la catégorie 'Eglise chrétienne'

Un théâtre russe à Paris

21 avril, 2017

Un extraordinaire moment passé au Centre de la Russie pour la Science et la Culture à Paris, avec la participation du théâtre de la ville de Vladimir, lors du Festival du Théâtre Russe auprès de la Tour Eiffel à Paris. La pièce « Andréï Bogolubski, le Prince constructeur » est un véritable chef-d’oeuvre de la même trempe que les pièces de Corneille, Racine et Shakespeare. Le Théâtre russe devrait être sollicité davantage dans des pays comme la France et les autres pays européens, tout comme les troupes françaises lorsqu’elles se rendent en Russie et où elles remportent un énorme succès. Un monsieur dans l’interview affirme: « je ne comprends pas le russe, mais j’ai tout compris » –  grâce à l’éloquence des artistes. Wladimir quant à lui confirme que les spectacles russes remportent en France toujours un véritable succès.

 

Le spectacle du théâtre de Vladimir « Andrei Bogoliubsky »  vu au Centre de Russie à Paris.

https://www.youtube.com/watch?v=UAOYHm_qbeM

http://artistchannel.ru/у-эйфелевой-башни/

 

La perte de l’avion TU-154 avec 92 personnes le 25 décembre 2016

25 décembre, 2016

La catastrophe du TU-154 qui s’est produite ce matin du 25 décembre 2016 à quelques kilomètres au large de la ville de Adler – Sotchi sur la Mer Noire m’a profondément attristé ainsi que les membres de ma famille, de mes amis qui sont d’origine russe et aussi ceux qui aiment la culture, l’art, la musique et le folklore russe. Dans ma jeunesse j’allais voir et écouter avec famille et amis les « Chœurs de l’Armée rouge » sous la direction de Boris Alexandrov. C’était à chaque fois une fête et beaucoup d’émotion, les chants ayant toujours été prenants et impressionnants extrêmement mélodieux. Un orchestre riche aux instruments classiques et folkloriques comme les gouslis, balalaïkas, bandoura, dombras et des artistes chanteurs et danseurs de la plus haute qualité, des ténors, des basses et le chœur. Vus plusieurs fois à Paris Palais des sports, Annecy et Leucate en 2001, Londres. Il reste des disques et des visages inoubliables aux sourire attachant du chef et de chacun des artistes. Nos condoléances aux familles et au Peuple russe. On ne les oubliera jamais.

92 personnes ont péri dont 60 artistes, plus journalistes et équipage.

Wladimir

 

Sauvegarder les œuvres du père Grégoire Kroug

23 janvier, 2016

L’Eglise orthodoxe de Vanves, impasse Alexandre. Mon frère et moi, lui dix ans, moi onze ans allions fréquemment à l’église où officiait le père Serge Chevitch aidé du père Grégoire Kroug le très fameux (malgré lui) peintre d’icônes orthodoxes, mon frère et moi étions souvent « enfants de chœur ». Le père Grégoire Kroug avait réussi dans sa vie monacale à créer un style comme disent les Russes « qui n’était pas de ce monde » tellement ses œuvres ont été mystérieuses. Une touche inédite dans son style personnel de « couleurs contrastées » où la couleur blanche indiquait incontestablement le divin. Nous les aimions beaucoup, ils étaient venus nous voir, nous et nos parents deux fois je crois, ou trois au 65 rue Jean-Baptiste Potin lorsque nous habitions Vanves. Ces rencontres étaient chaleureuses. Nous avions connu le père Stéphane le prédécesseur du père Serge Chevitch, c’était lui qui nous avait baptisés. Si j’ai des attaches avec l’Eglise cela bien dû à eux trois ainsi qu’à quelques autres comme l’archevêque Jean (Ioan) de San Francisco. Il se dégageait d’eux quelque choses d’indescriptible, une chaleur et une volonté emplie de bonté. Le père Grégoire Kroug était le parrain de notre frère Oleg.
Ce que je savais du moine le père Grégoire Kroug, c’était son humilité et le mysticisme qu’il communiquait à son entourage additionné à celui de ses protecteurs spirituels les pères Stéphane et Sergueï. La sœur de Grégoire Kroug, Olga Kroug avait pour surnom « Liallia ». Elle travaillait comme chercheuse à l’Institut Pasteur de Paris. Au milieu des années quarante à la fin de la dernière guerre, elle aida son frère Grégoire pendant sa crise de mysticisme. Le père Stéphane le prit sous sa protection jusqu’en 1948 date à laquelle celui-ci était reparti en Russie soviétique. Le père Sergueï Chevitch prit Grégoire sous sa protection immédiatement après. Devenu moine, Grégoire Kroug se consacra jusqu’à la fin de sa vie en mai 1969 à la réalisation mystique, incrustée de prières continuelles, aux icônes qui ont fait sa célébrité qu’il n’avait jamais convoitée. Il avait seulement soixante deux ans. Mes frères étaient allés le voir plusieurs fois à l’ermitage (le skit) du Mesnil Saint Denis dans les Yvelines.
Il faut regarder le site de Vanves et les icônes du père Grégoire Kroug, c’est de l’étonnement tout pur. Je connaissais ses œuvres (icônes et iconostases) de l’église de Vanves, de celles de la rue Petel à Paris quinzième arrondissement, de la chapelle de l’ancienne maison Bertdiaev à Clamart proche de chez nous et celles de l’église du Moulin de Senlis de Montgeron dans l’Essonne dont l’édification est décrite dans les dernières pages de mon ouvrage « Le songe d’Anne de Kiev ». Ses œuvres sont dans de nombreux pays, Hollande, Angleterre, Etats Unis, Russie et en France bien entendu. Il était d’origine scandinave par son père, il était né à Saint Pétersbourg en 1907, son prénom ayant été Georges (Gueiorgui).
Wladimir

Переведу потом на Русский язык.

Voir le site de l’église de Vanves en cliquant sur le lien suivant:

http://eglise-orthodoxe-vanves.org/#