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Étrange la poésie

23022018

Étrange, la poésie

J’en ai connu des gens inspirés, regardant l’air flou devant eux. Au début c’est vous qu’ils regardent et cela vous interpelle, soudain vous vous apercevez qu’il ou elle regarde à travers vous comme si vous n’étiez qu’une vitre transparente, vos yeux ayant servi de support à l’envolée lyrique de votre poète du moment, qui en fin de compte s’est servi de vous pour embrayer son processus. Il ne vous voit plus, son regard voit quelque chose que nous ne voyons pas, que nous ne comprenons pas, son air tranquille est rassurant comme pour nous dire : « attends, tu vas tout comprendre, écoute, tu vas tout ressentir et tu verras – ce n’est plus moi qui parle c’est le génie de l’inspiration » ! Une sorte de dieu qui s’est épris de son corps, qui s’est glissé dedans et qui manipule l’esprit physique – les neurones de son cerveau, ses gestes, ses déplacements et ses cordes vocales, la voix tremblotante ou douce, tantôt montée dans les aigus, tantôt descendue dans des notes graves. La fureur se lit sur le visage, la tristesse, l’abattement, la désolation et le désespoir – la tête penchée, les mains jointes implorant comme une prière dans le vide pour un vœu, objet de son œuvre. Un vœu primordial pour le poète, mais insignifiant sans la moindre importance, la moindre attention et la moindre compassion de ceux qu’il oblige à l’écouter. Plus tard il dira : « ce n’est pas moi qui parle, c’est mon cœur, mon esprit, lorsque j’écris il me semble que Dieu mène ma main, j’écris sans comprendre, je vois les mots défiler sur le papier et je n’en ressens même pas le sens, ni la profondeur de leur signification sentimentale et c’est seulement à la relecture de ce que ma main a produit que j’éprouve une profonde angoisse et une énorme tristesse » ! « Allez, allez vous faire voir avec vos sornettes, vous ne voyez donc pas que vous nous ennuyez, ne voyez-vous pas l’air minable que vous venez de montrer de vous-même, vous devriez avoir la pudeur d’aller vous planquer et de ne pas insister à faire de la prolongation – vous autres poètes, vous êtes des lavettes avec vos lamentations, impudiques que vous êtes ! » – les femmes sont encore plus lamentables, mais à elles au moins on peut pardonner, elles sont plus faibles et plus sentimentales que les hommes qui bien souvent tout en étant poètes sont aussi des brutes costaudes ou efféminés. Alors à notre époque pour masquer le plus difficile, c’est-à-dire l’interprétation, la solution est dans la chansonnette sous toutes ses formes. Pourquoi pas après tout, l’humanité évolue selon les inspirations du moment et aussi l’acceptation après tri d’un jury, comme celui du public.

J’ai souvent été sceptique à l’encontre de la poésie, devant l’ennui qu’elle peut produire sur ceux qui écoutent ou ceux qui lisent, surtout la contemporaine la plus éclectique, saccadée et trop dispersée dans laquelle aucun lien ne paraît possible entre les mots, aberrante. La lassitude peut vite prendre le dessus et ne pas provoquer l’effet escompté par l’auteur. Et d’un autre côté je ne peux m’empêcher de confirmer qu’il peut y avoir quelque chose de mystérieux dans cette expression. Comment la magie des mots choisis et assemblés peut-elle agir sur notre être d’une manière incompréhensible, sur le ressenti le plus profond de nous-mêmes, en créant l’émotion. L’émotion qui étreint l’âme. Des mots qui décrivent mieux que des photos, des films et autres vecteurs d’enregistrements la description d’une situation, d’un être dans des détails qu’on ressent familièrement. Les mots créent les sentiments et les sentiments créent l’émotion, une émotion qui peut être individuelle ou comme par exemple lors d’une lecture commune lors d’une réunion ou d’une émission de télévision. « La grande librairie » permet d’entrevoir des événements inattendus qu’on ne va pas chercher soi-même. Chaque émission est étonnante avec des thèmes passionnants comme celle sur le cosmos avec des penseurs, puis l’astronaute Thomas Pesquet, et aussi Hubert Reeves avec des mots précis allant droit à la question posée, et comme celle sur la poésie avec professeur et écrivains dont l’étonnant et attachant académicien François Cheng qui en quatre quatrains définit le mystère et l’étrangeté de la poésie qui joint l’intérieur de l’être humain à l’univers et l’univers tout entier à l’être humain et aussi « la rupture » à la fin du temps imparti. A quatre vingt sept ans avec ses mots lents et pesés, il m’a paru le plus convaincant.




A bord d’un vaisseau NSEA lors d’un voyage transgalactique année 2130

9022018

Titre

NSEA – ONE  -  Vaisseau transgalactique

2130 à bord de « NSEA-One » Souvenirs lors d’un voyage transgalactique.

Bras nus, la fermière coupait la baguette de pain réchauffée au four, en morceaux d’une dizaine de centimètres pour le petit-déjeuner de ses hôtes échoués à la ferme la veille au soir. En effet la veille, il neigeait fort et les congères se formaient sur les bas-côtés de la route alors que quelques voitures circulaient encore. Mais peu à peu cette route devenait impraticable, il neigeait tellement que la couche épaississait à vue d’œil sans que le passage des véhicules n’ait pu la damer suffisamment pour pouvoir circuler normalement et ce fût le hasard qui présenta sur le chemin des Alpes dans le pays de l’Ain, la grande ferme isolée à nos trois candidats astronautes, qui se rendaient à Bons-en-Châblais au centre d’entraînement spécialisé. Léo-quatre, comme on l’appelait regardait la fermière, il lui adressa quelques mots de reconnaissance pour la nuit que les trois amis venaient de passer chez elle et lorsqu’elle tourna le dos il ne put s’empêcher de penser en lui-même : « D’après l’air qu’elle a, lorsqu’elle coupait le pain avec son tranche-pain, pourquoi s’est-elle arrêtée une fraction de seconde avant de continuer, a-t-elle eu un brusque souvenir de ce qui s’était passé la nuit, la coquine » –  puis « mais pourquoi raisonner de la sorte » s’était dit Léo-quatre, puis encore « c’est moi qui divague et pourtant, jeune et jolie comme elle est, il doit la tourmenter chaque nuit son goujat légitime – la preuve, si elle s’était arrêtée c’est qu’un souvenir intempestif la poursuivait. C’est ce que Léo-quatre pensait qu’elle pensait, et il s’était confié à Stéphane qui en rajouta encore une couche de plus, comme pour dire : « Oh te casse pas pour elle, elle aime ça – ça se voit sur sa jolie tête, enfoiré d’pécore – dans c’coin perdu, y z’ont qu’ça à faire à part, tuer l’cochon de temps en temps, et tiens v’là le mari qui se pointe, y vient vers n’te table, y vient vers nous !  » :

- Alors, y z’ont bien dormi les m’sieurs – c’est qu’c’était pas rigolo hier au soir hé ? Et bé la voie est dégagée c’matin, c’est comme ça par chez nous, on y est habitué nous autres. S’il neige tout est bloqué et les gens s’arrêtent, y peuvent plus rouler quoi !– y en a qui dorment dans leur voiture, savez, mais dans la nuit, arrive toujours la déneigeuse, par chez nous c’est l’cantonnier qui s’occupe de ça, et tout est dégagé au p’ti matin – vous, vous avez eu d’la chance nom da diou, enfin vous pourrez y continuer vot’ route ! Nom da diou d’nom da diou !

Stéphane, Léo-quatre et Marc s’étaient regardés et avaient arrêté de gamberger dans le vide, faute de ne rien avoir à faire. Ils finirent leur café, se levèrent, payèrent, prirent chacun ses affaires et reprirent la route pour Bons-en-Châblais qui n’était plus qu’à deux cent cinquante kilomètres, une question de deux heures et trente minutes à rouler si toute la route fût vraiment dégagée.

Ah ben si, que c’était mon arrière grand-père qui nous racontait ça – tu sais, ils avaient toujours des histoires à raconter, ces vieux, ils aimaient parler, alors on en avait entendu des vertes et des pas mûres, ici ça ne se fait plus, qu’est que tu veux qu’on s’raconte à part nos compte-rendu sur la maintenance, hein ?

Mais d’abord:  « NSEA  Allers et retours spatiaux »

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http://77livres.fr/index.php/listes-2017/nsea-allers-et-retours-spaciaux




Tous les dieux de tous les temps avec Nietzsche en embuscade

7022018

Et si c’était plutôt tous les dieux imaginés par l’hystérie des hominidés et des hommes qui contrôlassent la vie sur terre, qu’en dirions-nous? Voilà une question légitime, pourquoi certains peuples auraient plus raison que d’autres à penser au surnaturel. Les aborigènes dont on parle bizarrement de plus en plus ont aussi leur version à apporter à la connaissance des autres – oh, ils ne veulent influencer personne, cela ne les intéresse pas, mais lorsque les européens viennent s’intéresser à leurs mœurs, c’est qu’ils ont peut-être un peu oublié leurs propres traditions ou qu’ils veulent en comprendre l’origine. Au début il y avait le monde minéral, puis arrivât le monde végétal et enfin le monde animal (dont l’homme est issu) – lorsque les aborigènes disent cela, ils rejoignent incontestablement toutes les autres croyances, notamment la science. D’après les chercheurs des civilisations anciennes, des extraterrestres seraient venus visiter la terre et s’y seraient installés et mélangés aux hominidés – ils auraient ramené avec eux leurs dieux. Pour toutes les civilisations terrestres une multitude de dieux se côtoie dans le cosmos… Nietzsche aimerait peut-être ce point de vue inspiré de chercheurs des temps antédiluviens et antiques.




Aventures parmi livres Lys Editions Amatteis

1022018

LYS EDITIONS AMATTEIS

 

« NSEA Allers et retours spatiaux« 

ISBN 978-2-86849-302-6

de

Wladimir Vostrikov

Une nouvelle aventure terrestre et spatiale sur les cinq continents et dans notre système stellaire !

 

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